Conférence Ichtus Histoire « XIXe siècle et Doctrine sociale de l’Eglise »

Conférence de Vincent Badré
Auteur de « L’Histoire fabriquée? Ce qu’on ne vous a pas dit à l’école »
S’inscrire au « Parcours histoire ». 10 euros ou 50 euros les six conférences.

XIXe siècle
Doctrine sociale de l’Eglise, Libéralisme ou socialisme
Romantisme et nations, Foi ou raison et spiritisme
Conférence Ichtus Histoire
Mardi 28 mai
19h30 / 22h . 49 Rue des Renaudes . Paris 17e
Ultralibéralisnne de la Révolution française, révolution industrielle,
Charité, lois sociales et syndicats,
Faut il tant aimer le code civil?
Etat Nation, Etat Dieu?
Romnantismne, chant grégorien
Scientisme et occultisme

Conférence Ichtus Histoire « Le temps des Révolutions » Mardi 14 mai

Le temps des Révolutions
1588, Galilée, Newton, les « Lumières », 1789 et 1793, le « printemps des peuples ».
Pour réfléchir sur la place des révolutions dans notre histoire.
Conférence Ichtus histoire
Mardi 14 mai / 19h30 / 22 heures / 49 rue des Renaudes / Paris 17e
Conférence de Vincent Badré
Auteur de « L’Histoire fabriquée? Ce qu’on ne vous a pas dit à l’école »
S’inscrire au « Parcours histoire ». 10 euros ou 50 euros les six conférences.

L’essentiel sur :
- Les révolutions d’avant 1789, le « Contre-un », la Ligue catholique et la Fronde;
- Les révolutions scientifiques de Galilée à Newton;
- La révolution « philosophique »;
- La révolution française et sa crise de la dette, ses combats politiques, sociaux et anti religieux, en Vendée et ailleurs,
- Napoléon;
- Les révolutions nationalistes et libérales du « printemps des peuples » de 1848.

Pour découvrir les recherches les plus novatrices, comprendre les enjeux de l’affaire Galilée et découvrir de grands analystes des Lumières et de la Révolution.

Correspondance historique : François, François, François et François

Un an de présidence de François Hollande, un nouveau pape qui choisit le nom de François, le souvenir de François Mitterrand, et voilà une occasion de revenir sur l’histoire de ce prénom.
Il doit beaucoup à au choix du père de François d’Assise. Marchand de Toscane, il a imposé vers 1181 ce prénom très nouveau à son fils en souvenir des activités commerciales qu’il avait mené avec la France. Né pour être un riche marchand, François d’Assise a préféré chanter Dame pauvreté, et a lancé la mode de ce prénom.

L’invention en Italie d’un nouveau prénom est un signe du prestige du nom français aux XIIe et XIIIe siècle, à l’époque ou « l’art français » se diffuse dans toute l’Europe et dans les Etats latins d’Orient.

L’art italien lui même adopte en partie les éléments de ce nouveau style avec des croisées d’ogives et des arcs brisés dans les fresques de Giotto consacrées à la vie de saint François.

L’influence française passait aussi à l’époque par les différentes régions françaises avec la culture courtoise née des troubadours aquitains et relayée par les romans de chevalerie tels que ceux de Chrétien de Troyes et par  l’Université de Paris qui accueillit l’Allemand Albert le Grand.et les Italiens saint Bonnaventure et saint Thomas d’Aquin.

Plus récemment l’esprit irrévérencieux de Pierre Desproges dans son Dictionnaire superflu, faisait du prénom François une occasion de se moquer du président de la République de l’époque :

« François prénom masculin, signifiant littéralement: « mon Dieu, quel imbécile! »;du celte fran (« mon Dieu ») et cois (« quel imbécile »!). En effet, tousles gens qui s’appellent François sont des imbéciles, sauf François Cavanna, l’écrivain, François Chetelt, le philosophe et François Cusey,de chez Citroën, qui a honoré l’auteur de son amitié pendant leur incarcération commune au dix-huitième régiment des Transmissions, à Epinal. Tous les François sont des imbéciles. La preuve en est que,lorsqu’ils croisent un imbécile, certains l’appellent François. Le plus souvent, l’ambition, pour ne pas dire l’arrivisme, des François, est à la mesure de leur imbécillité, bien que je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’il y ait deux « l » à l’imbécillité alors qu’imbécile, lui,n’en prend qu’un. Dura lex, mais bon. Quand ils sentent le vent tourner, grâce à leur instinct d’imbécile, les François n’hésitent pas à s’engager dans la résistance en 43, 44, 45, voire, pour les plus sots, 46. grâce à la longueur de leurs crocs, qui laissent des traces sur les moquettes ministérielles où ils plient l’échine jusqu’à ramper pour obtenir la moindre poussière de pouvoir, les François peuvent espérer se hisser un jour sur le plus élevé des trônes, celui duquel,dans l’ivresse euphorique des cîmes essentielles, l’imbécile oublie enfin qu’il a posé son cul. Alors serein, benoît, chafouin, plus cauteleux que son hermine et plus faux que Loyola, il entraîne paisiblement le royaume à la ruine, en souriant comme un imbécile.

Image.

Conférence : Renaissance progrès ou repentance

Le point sur les questions historiques les plus sensibles :
Comment enseigne t’on le massacre des Indiens d’Amérique et la prise de Constantinople par les musulmans de l’empire turc ottoman et qu’en disent les historiens.
D’où viennent les progrès artistiques de la Renaissance?
Que retenir de la chasse aux sorcières, du procès de Galilée et des idées de Newton?

Conférence de Vincent Badré
Auteur de « L’Histoire fabriquée? Ce qu’on ne vous a pas dit à l’école »
Mardi 23 avril de 19h30 à 22h00,
49, rue des Renaudes -75017 Paris M°Ternes ou Péreire
S’inscrirePayer d’avance. 10 euros ou 50 euros les six conférences.

Correspondance historique : Déclarations de patrimoine, Comment Périclès enseigne l’art de ne pas paraître riche.

Déclarer son patrimoine est à la mode, Le gouvernement l’impose à ses ministres et l’UMP se déchire pour savoir s’il faut le faire aussi. C’est une forme de moralisation comme une autre.  Enfin on va sa voir lesquels de nos ministres sont riches.
On saura enfin qui a un combi Wolkswagen hors d’age, trois vélos ou une belle voiture.

Hier comme aujourd’hui les élus d’une démocratie cherchent souvent à donner l’impression qu’ils sont « comme tout le monde », vivent modestement et ne se soucient que du bien public.

Ils suivent sans le savoir les leçons de communication politique du d’un de leurs grands ancêtres du Ve siècle av. J.-C. : Périclès.
Selon Plutarque, « Périclès avait, pour le peuple, une extrême répugnance dans sa jeunesse. … Riche, issu d’une grande maison, et lié avec des personnages puissants dans l’État, Périclès craignait de se voir bannir par l’ostracisme : il ne se mêlait donc point de politique …

Quand Périclès commença à toucher aux affaires. Il se dévoua au parti du peuple, préférant, à l’aristocratie faible en nombre, la multitude pauvre, mais nombreuse. …

Dès ce moment, il embrassa une manière de vivre toute nouvelle. On ne le voyait plus passer dans les rues de la ville, que pour se rendre aux assemblées du peuple ou au sénat ; et il renonça aux banquets, aux sociétés, aux causeries. Tant qu’il fut à la tête des affaires, et il y demeura longtemps, il n’alla souper chez aucun de ses amis : un jour seulement, il assista au festin de noces d’Euryptolème, son cousin ; et encore se leva-t-il de table, aussitôt après les libations ».
Image : Le PointLouvre/Insecula

Correspondance historique : Margaret Thatcher, une icône féministe oubliée ?

Dans les manuels actuels, le rejet de la relégation par le XIXe siècle des femmes dans la sphère domestique et la dimension sentimentale ne peut se faire que d’une seule manière.

Tous les nouveaux manuels d’histoire de première mettent en avant les intellectuelles féministes de la seconde moitié du XXe siècle, Sept fois sur huit avec Simone de Beauvoir et une fois avec Françoise Giroud.
Seule la moitié d’entre eux montrent aussi d’autres modèles féminins avec une avocates, une académicienne, une aviatrices, des ouvrières du début du XXe siècle, des infirmières ou des syndicalistes.
Pas de femmes de pouvoir, à part Edith Cresson, premier ministre français, qui n’a pas vraiment réussi à s’imposer.

Il n’y a pas un seul manuel pour citer Margaret Thatcher ou une autre femme à poigne comme Golda Meïr ou Indira Gandhi dans le chapitre sur l’émancipation des femmes. Ces femmes n’étaient certes pas féministes, mais elles ont voulu et su montrer qu’elles pouvaient gouverner avec autant d’énergie et de détermination que des hommes.

Correspondance historique : Cahuzac ou la tentation Savonarole

Il faut moraliser la vie politique. Le Président de la République annonce un « choc de moralisation« . Il promet des règles impitoyables contre la fraude fiscale et la corruption et condamne fermement l’erreur d’un homme en qui il aurait mis sa confiance. Harlem Désir, propose au nom du parti socialiste un référendum sur la moralisation de la vie publique et l’opposition affirme pour sa part que le gouvernement ne va pas assez loin dans l’expiation de la faute morale commise par l’ex ministre du budget.

Il y a dans cette vague moralisatrice comme un écho des passions de la cité de Florence au temps de la Renaissance.
La ville toute entière avait alors suivi avec passion les sermons enflammés du moine Savonarole contre le luxe et les tentations païennes. Après avoir chassé les trop encombrants Médicis, la ville était devenue une « république chrétienne ». Dans sa quête d’une société parfaitement morale, elle avait dressé un grand bûcher des vanités pour y brûler toutes les traces d’un luxe corrupteur. Le peintre Botticelli lui-même y avait porté certaines de ses œuvres, devenues trop païennes à son goût.
Les promesses d’un retour absolu à la vertu n’ont cependant qu’un temps. Lassés de l’austérité, les jeunes florentins se sont révoltés contre Savonarole. Ils ont rétabli les jeux et les danses. La ville s’est alors retournée contre celui a qui elle avait demandé de lui enseigner une pureté inflexible.

Promettre une vertu parfaite après une faute morale n’est sans doute pas le meilleur moyen d’éviter de retomber dans les erreurs passées.
Certains voient dans cette affaire le lynchage d’un homme par un monde généralement très permissif, mais qui ne sait rien pardonner. Pour sortir de cette alternance entre permissivité et vagues de puritanisme, il devrait pourtant être possible de trouver les chemins d’une réforme plus progressive et plus profonde du comportement des hommes publics.
Images : Langenmantel, Botticelli

Conférence « Moyen Age politiquement incorrect » par Vincent Badré

Le point sur les questions les plus sensibles :
Enseigne t’on toujours la légende noire du Moyen Age ? Est elle justifiée ?
Que disent les historiens de la naissance et de l’âge d’or de l’islam.
L’Europe a t’elle connu un développement économique exceptionnel au Moyen Age et pourquoi?
La place des femmes correspondait elle à l’image qu’en donnent les théoriciens du “Genre” et à ce que disent les historiens de la naissance du mariage chrétien ? Jeanne d’Arc et Aliénor d’Aquitaine sont elles complètement oubliées de notre enseignement ?

Conférence de Vincent Badré,
auteur de  »L’Histoire fabriquée? Ce qu’on ne vous a pas dit à l’école »
ICHTUS / Base 49 Mardi 09 avril de 19h30 à 22h00,
49, rue des Renaudes -75017 Paris M°Ternes ou Péreire

S’inscrire. Payer d’avance. 10 euros ou 50 euros les six conférences
Source de l’image.

L’histoire fabriquée sur Canal Académie

Un grand entretien à propos du livre l’Histoire Fabriquée? sur la radio en ligne « Canal Académie« .

Extrait de la présentation : « Dans cet entretien, Vincent Badré évoque en premier lieu la « cuisine » dans laquelle se mijotent les manuels d’Histoire, illustrant avec des exemples concrets les poncifs que des éditeurs se passent même sur plusieurs générations ( !). Puis, il confronte son travail à l’œuvre d’académiciens marquants, afin de croiser les styles et les méthodes de chacun, ainsi que les traditions structurant la recherche historique. Au bout du compte, on appréciera l’honnêteté de la démarche, laquelle, fort didactique, consiste sur chaque événement répertorié à constituer une fiche mettant en face ce qu’on en dit et ce qu’on n’en dit pas, sans oublier – bien sûr – ce qu’on devrait en dire. »

Europe 1 Leçon d’histoire à Guillaume Peltier par Laurent Guimier Vrai faux de l’info


Leçon d’histoire par Europe1fr
Chez Laurent Ruquier sur France 2, L’UMP Guillaume Peltier affirme que Clovis, louis XIV, Napoléon, ne sont plus présents que dans 2 ou 3 des 50 manuels scolaires à disposition des enseignants.

« Guillaume Peltier a forcé le trait. … Selon Vincent Badré … Clovis n’apparaît que dans deux manuels sur six en sixième. … Les trois autres personnages ne disparaissent pas non plus à 95% comme l’affirmait Guillaume Peltier mais il perdent eux aussi du terrain.

Sur le fond Guillaume Peltier a parlé d’un vrai débat, mais sur la forme, il est un peu sorti de sa leçon. »