Sortir des polémiques en donnant la liberté aux professeurs d’histoire ?

Historienne reconnue de l’enseignement de l’histoire, Patricia Legris écrit : « Plutôt que de se demander s’il faut un roman national « de gauche », reposant sur une approche critique du passé, ou « de droite », sélectionnant des faits glorieux, ne pourrait-on pas choisir un enseignement de l’histoire dégagé de la finalité civique qui bloque toute réforme ? …

Ne peut-on pas enfin reconnaître que chaque classe, chaque enseignant, chaque établissement sont particuliers pour autoriser des programmes souples articulés autour de points obligatoires et d’options ? ».

Cette idée avait fait scandale lors de la présentation des projets de programmes actuels. L’idée d’une liberté de choix donnée aux professeurs avait ouvert une certaine angoisse de la dispersion et de la liberté. Ils risquaient de ne pas traiter la Chrétienté médiévale ou l’époque des Lumières. L’idée de liberté pour les enseignants n’est cependant pas à oublier totalement. C’est par elle qu’ils pourront déployer leur créativité et leurs goûts et intéresser encore plus leurs élèves.

Pour que cette liberté devienne possible il faudrait lui donner quelques règle de méthode, et en premier lieu celle qui ferait aux professeurs un devoir de présenter de manière réaliste la diversité des mémoires historiques françaises. Dans le texte des programmes, cela pourrait se traduire par le droit de développer plus ou moins tel ou tel repère de mémoire. Certains personnages ou événements pourraient être simplement évoqués pour mémoire tandis que d’autres seraient vus en détail.

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