20 heures de TF1 Enseignement de l’histoire, royaumes africains et Monomotapa dans « l’histoire fabriquée ? »


Dans ce reportage, Laurent Wirth qui a présidé le groupe d’experts chargé d’élaborer les programmes défend « ce qui fâche » : avoir osé « accorder une place à une civilisation africaine précoloniale » en faisant le choix d’enseigner les royaumes africains du Moyen Age pendant 10% du temps de l’année de 5e.

Le livre « L’histoire fabriquée ? » ne critique pas la bonne idée d’enseigner un peu d’histoire de civilisations extra européennes, mais la manière dont cet enseignement est mis en œuvre.Le programme de 5e a l’avantage de ne pas réduire l’histoire de l’esclavage à la seule traite des noirs par les européens. Il montre en effet des royaumes musulmans vendant des esclaves noirs aux arabes. Ce programme a cependant le défaut d’oublier les royaumes chrétiens de Nubie et d’Ethiopie qui existaient aussi au Moyen Age.Mosquée Tombouctou Dans les manuels, la présentation qui est faite des royaumes africains reste européo-centrée. On y cherche ce qui ressemble à l’Europe, des Etats et des monuments. La la manière africaine de raconter l’histoire et les particularités des cultures africaines y sont rarement abordées. (Histoire fabriquée ? pp68-69)
Images, Négriers en terre d’IslamBlog de Tombouctou.

Homosexualité dans les manuels scolaires en débats

Il y a de nombreuses réactions suite aux déclarations de Najat Vallaud Belkacem qui demandait que les manuels signalent l’homosexualité de certains des auteurs qu’ils citent, au risque de l’anachronisme et de la déformation de l’histoire.
Gérard Leclerc critique sur Radio Notre Dame dans son éditorial (son) la présentation anachronique qui est faite des oeuvres de Proust ou de Rimbaud, et le fait qu’on oublie la fin de la vie de celui ci, parti dans les déserts d’Abissynie, et vivant avec une femme. Il ajoute “Nos lycéens vont-ils être invités à réfléchir à ce changement d’orientation au risque d’un réel trouble dans l’idéologie LGBT ?” il y voit “une intervention violente en littérature et en histoire.”
Dans le Grand Témoin de Radio Notre Dame (son), Philippe Ariño rappelle brièvement que s’il fallait parler du sujet de l’homosexualité d’écrivains il faudrait aussi en rappeller la face sombre et violente, ou le fait que Marcel Proust était aussi actionnaire d’un bordel homosexuel.
LCI présente la dépêche et une réaction de parent d’élève

L’article de la chaîne d’information continue cite le militant homosexuel Louis Georges Tin pour qui il faudrait parler des pratiques homosexuelles d’auteurs ou de personnages historiques car “On vous parlera de Louis XIV et de ses maîtresses, moins de tel autre roi et de ses amants.” comme “Henri III [qui] a été assassiné est parce qu’il a été considéré à tord ou raison comme homosexuel.”. Ceci n’est pas exact pour Henri III assassiné pour avoir tué le chef de la Ligue catholique et brisé les Etats Généraux de 1588 qui voulaient réduire son pouvoir. (Histoire fabriquée pp 81-83)
C’est inexact aussi car les manuels ne parlent plus du tout des amants et des amantes ou même des épouses. Leurs personnages sont devenus des épures asexuées qui ne sont même plus “hétérosexuelles”.
Le philosophe Thibaud Collin crique au contraire un risque d’anachronisme et de réduction de la complexité des choses: ” Il est effectivement difficile de parler de Proust sans parler de son homosexualité mais de réduire un auteur ou un personnage à cela, sûrement pas ! Vouloir projeter sur l’œuvre de Rimbaud, exemple donné par Najat Vallaud-Belkacem, cette identité gay est extrêmement réducteur.”

L’histoire fabriquée? Vidéo Ce soir où jamais Frédéric Taddei

France 3 Frédéric Taddeï Ce soir où jamais 25 septembre 2012
Les nouveaux manuels d’histoire sont ils communistes, étatistes, anti-chrétiens et soumis à l’idéologie dominante ? (via)

Frédéric Taddei a aussi présenté  “On a retrouvé l’histoire de France” de Jean Paul Demoule.

Vallaud Belkacem, les manuels et l’homosexualité, au risque d’oublier l’histoire

Le ministre de la condition féminine estime qu’il faut “passer en revue” les manuels scolaires à propos de l’homosexualité, dans un entretien au magazine Têtu. « Aujourd’hui, ces manuels s’obstinent à passer sous silence l’orientation LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) de certains personnages historiques ou auteurs, même quand elle explique une grande partie de leur oeuvre comme Rimbaud »

Son constat est juste. Les manuels d’histoire ne parlent jamais d’homosexualité.
En fait ils ne parlent jamais de sexualité en général. On ne signale pratiquement jamais dans les manuels si les personnages évoqués ont une vie sexuelle quelconque et si cela a joué un rôle dans leur vie.

Le risque de l’enquête qu’évoque le ministre de la condition féminine pourrait être de mener à une déformation des travaux des historiens et a des anachronismes massifs.
Les gestes de Rimbaud ou ceux qu’on peut voir sur bien des céramiques grecques de l’antiquité n’avaient pas forcément le sens que la communauté homosexuelle actuelle peut leur donner.
« Pour les Grecs anciens, le terme de pédérastie désignait des relations amoureuses sans nécessairement être sexuelles entre un ou une adulte et un adolescent. L’historien Bernard Sergent y voit un élément de rites aristocratiques de passage à l’âge adulte. Pour l’essayiste Jean-Claude Guillebaud, la Grèce n’était pas pour autant un monde de liberté sexuelle qui aurait ensuite été détruit par le puritanisme chrétien. Les tabous antiques n’étaient ni ceux de la Bible, ni les nôtres. L’historien Paul Veyne affirme que les païens de l’Antiquité n’ont pas « vu l’homosexualité d’un œil indulgent » car ils ont laissé des textes qui critiquent des relations sexuelles entre personnes de même sexe, mais « ils ne l’ont pas vue comme un problème à part », car la notion d’homosexualité n’existait pas. Les tabous de l’époque leur faisaient par contre considérer que le fait pour un homme libre, être un partenaire passif était une honte sans appel. » (Histoire fabriquée pp 29-30)
Il faudrait qu’il soit possible d’avoir une vision nuancée et plurielle des travaux historiques menés sur le caractéristiques et les identités des hommes et des femmes. Aboutir à une véritable connaissance de cette histoire serait certainement plus constructif pour les élèves et plus respectueuse de la réalité, de leurs opinions et de leurs choix personnels.

Pour aller plus loin: L’héritage de Vichy et ses racines idéologiques

Est-ce positif, est-ce négatif ? La question de l’historien n’est pas là. Il peut seulement fournir à l’homme et au citoyen des éléments d’information pour nourrir son jugement moral et politique. C’est dans cet esprit qu’il faut lire l’article du quotidien Libération à propos de l’héritage social du régime de Vichy. Un livre qui intéresse la gauche et la droite > Vidéo

Cécile Desprairies en montre les influences dans la société actuelle dans son livre « L’héritage de Vichy ». Cela n’infirme ni ne confirme le jugement moral de Robert Paxton selon lequel ce régime souffre d’une tache indélébile pour avoir livré des Juifs aux nazis et ne rentre pas dans la polémique pour savoir s’il en a aussi protégé. Cela permet simplement de regarder plus en avant la complexité idéologique et politique de l’action de l’Etat français.

Constitution d’Ordres professionnels et de camps de vacances d’entreprises, allocations familiales, fête des mères et souci de l’enfant et du sport, contrôle social de la population avec cantines, carte d’identité, police militarisée et numéro de sécurité sociale ; bien des lois de Vichy sont restées en place. Même l’engouement pour Mozart et les écoles de cinéma dateraient de cette époque.

Racines idéologiques de l’héritage de Vichy. L’article en question élude cependant un aspect de cette histoire, les origines idéologiques de ces décisions.  

Corporatisme. Le corporatisme est né parmi ceux qui n’acceptaient pas l’individualisme ultra libéral de la loi le Chapelier de 1791. Il a cherché à retrouver les associations professionnelles interdites radicalement par la Révolution. Ce corporatisme ancien a inspiré le courant du syndicalisme distinguant les associations d’employeurs et d’employés, mais aussi l’idée d’associations communes. Dans les années d’entre deux guerres, le corporatisme est à la mode sous des formes variées. Il est défendu par de nombreux courants, de certains syndicalistes révolutionnaires à des chrétiens sociaux et à divers courants socialisants ou non-conformistes.
Le fascisme italien, l’Allemagne national-socialiste et le régime de Vichy ont infléchi ce corporatisme en soumettant les corporations à l’Etat et en supprimant la possibilité de laisser s’exprimer les conflits d’intérêts entre employés et employeurs, c’est-à-dire le rôle particulier des syndicats.
La libération a rétabli la dimension critique du syndicalisme, tout en conservant sans le dire une dimension corporatiste. Elle a fait des syndicats les gestionnaires de la Sécurité sociale, maintenu une grande partie des Ordres professionnels mis en place par Vichy, en particulier dans les professions indépendantes que sont les médecins ou les architectes.
La survie discrète de ces Ordres professionnels et de certains syndicats pratiquement uniques dans certains métiers comme chez les agriculteurs s’explique sans doute par la relative satisfaction de leurs membres et le faibles nombre de ceux qui trouvent ces systèmes insupportables.

Biologisme. Le souci de la mère et de l’enfant, de la santé et du sport n’étaient pas des préoccupations uniquement fascistes. Il s’agissait de préoccupations largement répandues à l’époque du socialiste chilien Allende aux soviétiques. Il s’agissait aussi d’une mode et d’un goût nouveau pour le sport, répandu dans tous les milieux. Tous les courants de pensée avaient leurs clubs sportifs.
Il s’agissait aussi en grande partie de l’aboutissement de la traduction des découvertes biologiques de la fin du XIXe siècle et de l’application du darwinisme à l’organisation de la société.  

Anti libéralisme. Aides sociales et planification, enregistrement des citoyens et police militarisée, l’héritage de Vichy est en partie socialiste et bien des libéraux critiquent son rôle dans la remise en cause de l’ordre libéral et individualiste d’avant-guerre.
Le contrôle de l’individu par l’Etat n’a qu’en partie reculé après la guerre. L’Allemagne a brisé les cartels et la planification, mais conservé l’interdiction de l’école à la maison ; la France a conservé la carte d’identité.

L’histoire fabriquée? dans les médias

France 2 Journal de 20 heures 20 novembre 2012 On y parle de Louis XIV, de Napoléon et de « protectionnisme historique ».
TF1 Journal de 20 heures, 24 octobre 2012.
Ecole Supérieure de Journalisme de Paris Rencontre avec les étudiants 18 octobre 2012
Question posée au cours de la rencontre : “Les manuels caricaturent des libéraux comme hayek, mais donnent ils pour autant la possibilité de critiquer le libéralisme?”
Réponse : “Le drame de beaucoup de manuels actuels est d’être déséquilibrés en faveur de l’étatisme, tout en n’expliquant ni le libéralisme, ni sa critique. La tradition de séparation entre histoire et philosophie fait que les manuels mettent très rarement en relation les décisions historiques et les courants de pensée qui les portent. Ils parlent ainsi des nationalisations, généralement sans préciser qu’il s’agit d’une mesure d’inspiration socialiste.
Présenter de manière plus claire les idées et les actions des différents courants de pensée permettrait à beaucoup d’élèves de comprendre un petit peu la vie politique, de s’y intéresser beaucoup plus et de faire leurs choix de vote en connaissance de cause.
Arrêt sur Images 7 octobre 2012 “Trois livres engagent la bataille de l’Histoire Du Figaro à Pernaut, la défense des Grands Hommes s’organise” Description de l’écho médiatique des livres sur le sujet et points de vue des critiques et des auteurs. + Alain Korkos donne la source des images de la couverture du Figaro Magazine; qui ne sont plus du tout les images utilisées actuellement
France Info Emmanuel Davidenkoff  “Enseignement de l’histoire : polémique pédagogique ou politique ?” (interview d’Emmanuel Laurentin sur le sujet, sans citer le nom des livres qui ont lancé le débat) 3 octobre.
TF1 Journal de 13 heures 2 octobre 2012
Le parisien 2 octobre 2012 Pourquoi l’histoire est mal enseignée « des arnaques dans les manuels ». (Lire)
Le Figaro histoire Octobre/novembre 2012 (commander) « Une précieuse synthèse ». « Il a pu mesurer l’influence de la morale contemporaine sur l’enseignement de l’histoire »
France 3 Frédéric Taddeï Ce soir où jamais 25 septembre 2012 (Vidéo) Les manuels sont ils communistes, étatistes, anti-chrétiens ?
Radio Notre Dame Frédéric Meyer La voix est libre 25 septembre (son)
France inter Laurence garcia 5/7 15 septembre 2012 (Vidéo) « Il connaît bien son sujet » Une histoire sans femmes d’action.
L’homme nouveau 15 septembre. « Une étude percutante » qui montre comment « Les élèves deviennent les rois de la paraphrase ».
Valeurs ActuellesPour retrouver le fil de l’histoire“. 13 septembre 2012 « Il décortique les idées reçues, en explique la formation et les nuance ou les corrige »
France Info Bernard Thomasson 12/14 6 septembre 2012 (son) « L’histoire enseignée est elle manipulée ? » et « L’histoire des régions est oubliée »
RMC Les Grandes gueules 30 août 2012 (vidéo) Une histoire sans ouvriers et sans combattants volontaires pour défendre leur patrie dans la guerre de 14/18.
France inter Jean Lebrun La marche de l’histoire 31 août 2012 (son) C’est une critique des manuels d’histoire actuels, mais « c’est très bien documenté, très bien argumenté, c’est vraiment intéressant »
Figaro Magazine
Vincent Badré remet l’histoire à l’endroit“. 24 août 2012 « Un objet à mettre entre toutes les mains » « Sa critique est constructive … tous les sujets, y compris les plus brûlants, sont évoqués en s’appuyant sur les études, les parutions, les recherches les plus récentes. » Un livre iconoclaste, mais de quelle image toute faite ?

Textes et vidéos complets.

Communisme visuel et conformisme social démocrate dans les manuels d’histoire

Charles Max est il mort ?

Cet enseignant communiste du film P.R.O.F.S qui trouvait tant de charmes à la géographie de l’URSS influence t’il toujours les manuels scolaires actuels ?

La préférence visuelle des manuels pour la gauche de la gauche reste présente, mais le discours économique qu’ils tiennent ne vas pas dans le même sens. Des images y montrent Davos en forteresse assiégée des capitalistes, ou le FMI, comme « faim misère et injustice », mais les textes donnent au contraire des exemples de l’efficacité de l’OMC.

La liste des économistes cités dans le nouveau chapitre de terminale sur la « gouvernance économique mondiale » permet de confirmer la nette préférence social-démocrate des manuels actuels :

« Sur 49 occurrences, j’ai trouvé 11 images ou textes et biographies de Keynes, 6 des architectes du système financier d’après guerre Morgenthau et Dexter White, 5 de Joseph Stiglitz, 8 de (néo)libéraux comme Reagan ou Thatcher, 2 d’altermondialistes contre 2 de soutiens du FMI et 10 de conseillers ou de proches de dirigeants de gauche modérée : Clinton et Obama ou dans un manuel: Jacques Mistral, Dominique Strauss Kahn et Jacques Attali, Pierre Jacquet, Jean Pisani Ferry, et Laurence Tubiana qui ont été conseillers respectivement de Lionel Jospin, Jacques Delors et Lionel Jospin.

Un seul manuel se distingue en donnant la parole à d’autres économistes comme Paul Krugman et Nouriel Roubini et en organisant son propos autour d’une critique par Maurice Allais des excès de l’endettement et de l’économie financière développée par Alan Greenspan.
Images (Christian Hartmann/Reuters et Reuters/Marcos Borga) et L’histoire fabriquée? pp 248-250

Le libéral est laid et l’Etat est le seul sauveur Arnaque visuelle de manuel d’histoire

Comment faire confiance à un vieillard aussi hideux ?
On ne trouvera par contre pas dans les manuels de photo aussi laide du grand John Maynard Keynes.

Plus largement, les manuels sont très systématiquement étatistes, qu’ils parlent des pharaons, de la Rome antique ou de la révolution agricole française des années 1960. Dans ce cas, un manuel met en avant le ministre de l’agriculture, Edgard Pisani, et ne dit rien du rôle moteur du syndicalisme agricole dans cette modernisation agricole.
Photo AFP, Plus de renseignements dansL’histoire fabriquée?pp 17-18; 229-232; 244-251

Arnaque visuelle antichrétienne des manuels d’histoire

Selon l’idée reçue qui traîne encore dans les esprits, le Moyen Age était une époque de grandes peurs et la plus grande de ces peurs était celle de l’enfer. Les manuels scolaires actuels le montrent en reproduisant la large gueule de l’enfer engloutissant les âmes. Elle occupe de 50 à 100% de l’image dans les manuels.Là où l’escroquerie devient grandiose, c’est quand ces livres très sérieux oublient de faire un plan large. Deux d’entre eux n’obtiennent une image terrifiante de l’enfer qu’en coupant radicalement l’image qu’ils utilisent. Pour les hommes du Moyen Age, l’enfer est présent, mais il est très loin d’occuper tout l’espace de la vie après la mortD’où vient alors cette idée reçue d’une peur omniprésente ? Elle est née au XIXe siècle, dans une époque où l’efficacité des sacrements est remise en cause et où les prêtres ont souvent utilisé l’argument de la peur de l’enfer. Le Moyen Age, par contre insistait sur le salut possible pour les pécheurs en « inventant » l’image du purgatoire, étape de purification avant le bonheur éternel.
Image (électra/leemage) et L’histoire fabriquée? pp 49-50

Histoire Fabriquée? Israël Palestine La balance des larmes

L’évocation des conflits les plus brûlants est toujours délicate pour les manuels d’histoire et pour les professeurs. Tous les aspects de ces conflits sont chargés d’émotions souvent contradictoires et les images à forte charge émotionnelle sont très pratiques à utiliser pour les enseignants.
Le risque est alors de ne pas montrer de manière équilibrée les faits qui nourrissent les passions de ceux qui se combattent. Certains manuels ne présentent ainsi que la joie des Israéliens lors de la proclamation de leur Etat en 1948,

quand d’autres manuels ne montrent pour la même date que les femmes et les enfants Palestiniens fuyant leurs villages.

D’autres manuels montrent les émotions des deux parties.
Les meilleurs manuels savent aussi faire comprendre ce que les combattants ont en mémoire.
Un manuel fait aussi réfléchir les élèves à propos des accords d’Oslo. Il ne se contente pas de présenter ces accords de paix comme un pacte idéal détruit par des extrémistes, mais donne aussi la parole à Elie Barnavi et Elias Sanbar qui pensent que l’échec du processus de paix qu’ils ont engagé vient du fait qu’ils ont été mal pensés.
Plus de détails dans “L’histoire fabriquée?” pp 179-182
Images (Robert Capa 2001 by Cornell Capa/Magnum photos et Bettmann / Corbis)

L’histoire fabriquée? sur Internet

Fnac / passage du livre. « Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? » « Il s’agirait d’un contrepoint ou d’une polyphonie. »
Amazon / passion du livre.
Guerres et conflits « Ce livre fait, à notre sens, absolument partie de ceux qu’il faut lire sur la question. » « Une véritable analyse de ce que nos enfants apprennent, … et n’apprennent pas. »
Les Observateurs.ch « Vincent Badré est le premier à être allé chercher les preuves de ce que tout le monde ressent. »
Aggiornamento.hypotheses.org : « Vague brun sur l’histoire de France » des « contrevérités » à propos des manuels d’histoire. Le site persiste et signe, après l’avoir lu, qui ne critique plus l’analyse des manuels menée par « L’histoire fabriquée ? », mais les journalistes qui en ont parlé restent des « irresponsables », et “au fond à droite”  « un livre qui fait mal ».
Réponse Il s’agit d’une « critique fabriquée » avec des citations déformées et des réfutations erronées.

L’histoire fabriquée? Les observateurs.ch

« Vincent Badré est le premier à être allé chercher les preuves de ce que tout le monde ressent. »
Interview audio
« Loin de toute polémique, le message de l’Histoire fabriquée est avant tout de revenir, au-delà des sollicitations idéologiques, à l’histoire des faits, à la science des preuves, et donc, en fin de compte, à la raison.
Ce que Vincent Badré dénonce avant tout, ce sont les lacunes volontaires de l’histoire officielle, qui, comme autant de tâches aveugles sur des éléments critiques essentiels du passé, finiront par fonctionner comme des oeillères sur les mentalités. »

L’histoire fabriquée? L’homme nouveau 15 septembre 2012

« Une étude percutante » pour savoir comment « Les élèves deviennent les rois de la paraphrase ».

Homme nouveau histoire fabriquée

Un essai percutant

Quelles conséquences éducatives cette méthode d’enseignement a-t-elle sur les élèves ?

»Cette méthode forme des jeunes qui manquent d’esprit critique. Car les manuels leur demandent d’extraire des informations des documents, à la manière du scientifique, sans qu’ils aient les connaissances pour le faire. Le problème est qu’il n’y a pas de remise en question de l’adéquation des textes choisis à la réalité. On leur demandera de dire que les communistes ont affirmé être le parti des fusillés, et rarement si cette affirmation était vraie. On donne à ‘élève les moyens d’aller à la source, on ne lui donne pas les moyens de vérifier cette source. N’ayant plus de recul face aux informations, les élèves deviennent alors les rois de la paraphrase. Plus tard, ils auront du mal à ne pas prendre au pied de la lettre les affirmations des politiques et des médias.

L’histoire fabriquée? site Guerre et conflits

Guerres et conflits « Ce livre fait, à notre sens, absolument partie de ceux qu’il faut lire sur la question. » « Une véritable analyse de ce que nos enfants apprennent, … et n’apprennent pas. ».
Ce blog fait un résumé du chapitre sur les soldats de la Grande guerre et conclut ainsi :

« Il met … en relief une orientation générale politique et culturelle (citant l’auteur des manuels chez Belin : « Les manuels diffusent les valeurs que les programmes drainent : ils sont prorépublicains, proeuropéens, pour l’équilibre social et la diversité culturelle »). [et conclut] qu’il s’agit de « manuels souvent peu ouverts au pluralisme et à l’esprit critique », qu’ils sont « un révélateur de notre âge du renoncement » et qu’ils privilégient « angélisme et dévalorisation de l’action ». Ils traduisent le « déracinement et [le] refus des héritages culturels européens » et favorisent le « progressisme comme école du consentement à ce qui existe ».
Sa conclusion n’est … pas manichéenne : « Nous avons finalement trouvé dans les livres d’histoire d’aujourd’hui une proportion, encore trop faible, mais réelle, de documents qui donnent une vue plus libre, plus large et plus ouverte à la variété de l’histoire humaine ». »