Parcours à travers les musiques de la chrétienté médiévale.

Le christianisme dans l’Empire romain.
Chant Vieux Romain. élaboré dans l’antiquité tardive et en usage à Rome, parallèlement au chant dit “grégorien” adopté par toute l’Europe après Charlemagne.
Un chant monodique (à une seule voix) et suivant les rapports entre les notes définis dans le prolongement des modes de la musique grecque de l’antiquité. 

Plus ici. Image W.G.A.

Le christianisme oriental.
Chant liturgique syriaque. Extrait d’une messe syriaque orthodoxe célébrée par un prêtre et des chantres dans les ruines d’une église. .
Un chant qui porte les paroles de la prière d’une manière plus ou moins développée et ornée, avec une simple déclamation, ou une proclamation ornée, ou un chant développé, et parfois sous la forme de cantiques avec un rythme et une mélodie particulière.
Plus ici et .

Développement des pèlerinages au XIe siècle.
Dum Pater familias. Chant à la gloire de Saint Jacques de Compostelle, tiré du Codex Callixtinus (manuscrit daté des années 1140).
Il utilise le système de notation de la hauteur des notes défini par Guy d’Arezzo au début du XIe siècle et porte une trace de l’enthousiasme des pèlerins et de leurs chants. On y trouve aussi une des premières formes de polyphonie écrite.
Plus ici. Images. Beatus de Libeana.

Essor des ordres monastiques au XIIe siècle.
Felix per omnes. Chant à la gloire de Saint Jacques de Compostelle, tiré du Codex Callixtinus (manuscrit daté des années 1140).
Polyphonie qui organise l’harmonie réalisée par deux notes différentes chantées en même temps suivant des intervalles plus ou moins proches et consonants.
Plus ici. Images. Abbaye cistercienne de Fontenay.

Naissance de l’architecture gothique dans les villes.
Beata Viscera. Conduit de Pérotin. Ecole de Notre Dame (de Paris), vers 1200.
Les chantres de la cathédrale composent des mélodies et sur des textes nouveaux. Il développent les techniques de la polyphonie en précisant la mesure du temps et sa notation, avec des notes longues, brèves, semi brèves divisées en deux ou en trois parties de temps plus ou moins égales. La notation n’étant toutefois pas aussi précise et contraignante qu’aujourd’hui. Ils peuvent aussi augmenter le nombre de voix différentes. 
Plus ici et . Images Chartres, Saint Denis, Chartres, entre 1150 et 1200.

Culture chevaleresque et courtoise.
Tristan et Iseult.
Récit versifié et accompagné d’instruments des aventures amoureuses de Tristan et Iseult, au moment dramatique où il boit le philtre d’amour. Mise en musiques de la “matière de Bretagne” introduite à la cour d’Aquitaine à la suite du mariage d’Aliénor d’Aquitaine, (petite fille du duc Guillaume IX d’Aquitaine “premier des troubadours”) et d’Henri II d’Angleterre. Celle ci s’est diffusée en Champagne et dans toute la France du nord, puis en Allemagne avec Gottfried de Strasbourg au début du XIIIe siècle.
Plus avec Le roman de Tristan.

Culture universitaire.
Carmina Burana.
Recueil de chants conservé dans un monastère du Tyrol, avec des chansons profanes à la gloire de l’amour et du vin et quelques chants sacrés. Elles peuvent contenir une inversion momentanée des valeurs dominantes, dans l’habitude médiévale du jeu des contraires pour parvenir à un équilibre.
Plus ici et manuscrit.

Culture Ecclésiastique.
Kyrie, vraisemblablement issu de la chapelle des papes d’Avignon.
Perfectionnement d’une polyphonie complexe, avec une superposition de trois voix, puis une interprétation qui ne fait entendre que les deux voix basses. 
Plus ici et image de la chapelle du Palais des Papes.

Critique de la cour du roi de France.
Roman de Fauvel.
Motet polyphonique. Les trois voix superposées chantent trois paroles différentes. Ici un récit de ce qui se passe, les paroles de Fauvel qui veut épouser Dame Fortune, et son point de vue sur le sujet. Développement d’une polyphonie complexe, l’Ars nova, avec *** et ***.
Plus ici et Manuscrit.

Histoire, géopolitique et science politique dans le choix des spécialités en première.

Perceptions et communications. Pouvoirs et règles sociales. Pouvoirs, sociétés et calculs économiques. Calculs économiques et pouvoirs. Mathématiques et logique approfondies. Sciences physiques et naturelles.
L : Littéraire. ES : économique et sociale. S : dans une perspective généraliste /

ES : économique et sociale

S : dans une perspective économique /

ES : économique et sociale

S : pour les grandes écoles. S : spécialité bio.
Littératures, histoire géo politique, langues anciennes /

Littératures, histoire géo politique, langues modernes

Maths, Histoire géo politique, SES /

Maths, histoire géo politique, langues /

Maths, histoire géo politique, littératures

Maths, histoire géo politique, SES

Maths, histoire géo politique, langues 

 

Maths, histoire géo politique (en première mais pas en terminale), SES

 

 

Maths, physique, SVT /

 

Maths, physique, SVT
Droit, prépas littéraires. Sciences-po, Droit, Journalisme. Filière des écoles de commerce : Prépa BL et ECS. Filière des écoles de commerce : ECE Classes préparatoires scientifiques Médecine
Filière des classes préparatoires littéraires, préparation du concours de l’École normale supérieure, études de communication et de journalisme, études de droit, de philosophie ou de psychologie, École du Louvre, école des chartes, école du patrimoine, licence d’histoire, de lettres, de langues. Filière juridique et politique : (avec les spécialités sciences économiques sociales ou langues) (Sciences-po, classes préparatoires D1, doubles licences de droit. (Avec la spécialité littératures) École de journalisme, écoles de communication.

 

Filière de l’ensemble des écoles de commerce : étude des organisations économiques en partant des mathématiques et des sciences économiques et sociales pour comprendre le calcul économique et de l’histoire géo politique pour comprendre l’organisation des pouvoirs et de l’espace mondial. Cas particulier des écoles de commerce qui insistent sur le calcul économique approfondi. Écoles d’ingénieurs. Médecine, secteur paramédical, écoles d’agronomie.
Métiers de l’expression et de la communication. Métiers de l’engagement public. Métiers du management des entreprises. Métiers de la direction économique des entreprises. Métiers de l’ingénierie et des entreprises industrielles. Métiers du soin et de l’utilisation du vivant.
Métiers de la communication, de la publicité, du journalisme et de l’expression politique, du tourisme, de l’art et du management des organisations créatives. Métiers de l’engagement politique, de l’administration publique, locale et privée, professions juridiques, journalisme, management dans les entreprises.

 

Métiers de l’entreprise, gestion du personnel, management des organisations, stratégie et direction, marketing et études de marché dans les différents pays. Métiers de l’analyse économique approfondie, finance, stratégie, conseil. Métiers d’ingénieurs dans ses différentes spécialités techniques industrielles, chef de projet, management des organisations industrielles. Métiers scientifiques, recherche fondamentale et appliquée, médecine.
Humanités

Littéraires : Profil professionnel donnant la priorité à l’expression littéraire à l’imagination, la créativité, la transmission de messages et la contemplation.

Humanités politiques : Profil professionnel donnant la priorité à la compréhension des organisations humaines, et à la capacité de s’inscrire dans des réseaux de pouvoir et de relations, en s’ouvrant aux rapports juridiques entre les entreprises, les hommes et l’Etat.

 

Humanités politiques : Profil professionnel donnant la priorité à la compréhension des organisations humaines, et à la capacité de s’inscrire dans des organisations d’entreprises insérées dans leur époque, leurs sociétés et la mondialisation. Humanités politiques : Profil professionnel donnant la priorité à la compréhension des mécanismes économiques et comptables, sans négliger une bonne compréhension des contextes politiques, sociaux et géopolitiques. Analyses logiques : profil professionnel qui privilégie la compréhension des phénomènes matériels et la maîtrise de leurs structures logiques complexes.

Mise en relation des cadres techniques et productifs et des organisations d’entreprise.

Recherche et compréhension du réel : profil professionnel qui privilégie l’analyse scientifique, l’expérimentation, l’hypothèse et la résolution de problèmes.

Application de la connaissance du vivant à la résolution des questions médicales.

Pour les études de droit (sans passer par les mathématiques) : thèmes de la démocratie, des frontières et des religions face à l’État.

Pour les études de journalisme : les mêmes thèmes et celui de l’information.

Pour les études littéraires en général : l’ensemble des thèmes et en particulier celui de l’importance des langues dans le développement de la puissance des états..

Pour les études de droit ( qui passent par les mathématiques ) : thèmes de la démocratie, des frontières et des religions face à l’État.

Pour les études de sciences politiques : tous les thèmes et en particulier ceux de la démocratie, des frontières et de l’information.

Pour les études de journalisme : tous les thèmes et en particulier celui de l’information.

Pour les écoles de commerce : le thème de la puissance et de ces facteurs linguistiques technologiques et commerciaux,  l’étude de l’union européenne qui traverse les différents thèmes au programme, le thème des frontières et des routes qui les traversent, le thème de l’information et de ses structures économiques, l’étude de l’union européenne qui traverse les différents thèmes au programme. En complément des chapitres d’histoire économique de l’histoire en tronc commun :

Pour les écoles de commerce : le thème de la puissance et de ces facteurs linguistiques technologiques et commerciaux, l’étude de l’union européenne qui traverse les différents thèmes au programme, le thème des frontières et des routes qui les traversent, le thème de l’information et de ses structures économiques.

Les chapitres d’histoire proposés dans le tronc commun, en dehors des spécialités, peuvent donner des bases d’une connaissance de l’histoire politique, diplomatique et sociale de la France. Elles risquent de ne pas suffire pour permettre une compréhension suffisante des organisations économiques et sociales.

 

Les chapitres d’histoire proposée dans le tronc commun, en dehors des spécialités, peuvent donner des bases d’une connaissance de l’histoire politique, sociale et diplomatique de la France.

Ils risquent de ne pas suffire pour permettre un réel approfondissement des connaissances sur les liens géographiques entre l’homme et les milieux naturels et avec les sociétés humaines.

 

Programme des approfondissements EMC TS3

Date Nouveau débat
16 janvier Quelle sera la vie de l’homme modifié ? (Gattacca)
30 janvier Où sont les limites de la liberté d’expression ? Aimer la France ou la Niquer
13 février Faut il défendre le patrimoine ?
3e trimestre.
13 mars Faut il une légitime défense pour les forces de l’ordre ?
27 mars Les Trans-humanistes.
10 avril Existe-t-il des médias excessifs ?
22 mai Quelles sont les racines de la délinquance ? Le syndicat de la magistrature et la culture de l’excuse.

Programme des approfondissements en EMC TS4

Date et nouveau débat.
2e trimestre
12 décembre. Quelle sera la vie de l’homme modifié ?
9 janvier. Faut-il changer l’économie des transports ?
6 février. Y a-t-il une culture européenne ?
3e trimestre.
20 février. L’EPR est il un moyen de développer la puissance française ?
6 mars. Les animaux doivent ils avoir des droits ?
Acteurs du débat
20 mars. L’écologie peut elle être violente ?
3 avril. Le référendum est-il le stade suprême de la démocratie ?
15 mai. Les algorithmes vont-ils dominer l’économie ?
29 mai. Les transhumanistes.

Eléments de correction du DS des terminales S

Histoire.

Il s’agissait d’analyser deux documents qui montrent les rythmes différents de l’histoire.

Les développements à propos du film le chagrin et la pitié demandait que soit définie l’attitude  résistentialiste de l’époque précédente, avec des exemples pour expliquer les passages du texte qui y font référence.

Il fallait préciser que ce documentaire a eu un très grand écho parce qu’il était en phase avec une évolution de l’opinion publique déjà préparée à « l’avènement du témoin » en donnant des exemples de celui ci. Il fallait ensuite le présenter comme parallèle aux travaux historiques manifestés par le tournant « paxtonnien » des mêmes années. C’est ensuite seulement qu’il fallait analyser les réticences exprimées par Pierre Laborie, à partir de ses travaux sur le « contrôle postal » et l’état de l’opinion pendant la seconde guerre mondiale.

L’analyse du texte d’Henry Rousso demandait de préciser en quoi consistaient les procès et les commémorations manifestant une demande sociale de mémoire de la seconde guerre mondiale. Cela permettait de montrer la diffusion dans l’opinion de travaux historiques et d’ouvrir sur la période suivante, avec par exemple le discours de Jacques Chirac en 1995.

Le refus d’Henry Rousso de témoigner de procès des années 1980 1990 était à présenter comme le début d’une relative distinction entre les travaux historiques et la mémoire collective qu’il fallait présenter ensuite en citant rapidement la pétition pour la liberté de l’histoire et les travaux récents sur la seconde guerre mondiale.

 

Géographie.

Dimension cartographique de l’analyse son été assez peu vue.

Il fallait montrer non seulement une circulation reliant préférentiellement les espaces de la triade, mais aussi la survalorisation de l’Europe et l’existence de flux reliant les principaux centres de richesse mondiale et chacune de leurs périphéries.

L’explication de ces flux devait contenir une analyse de leurs causes techniques (développement du trafic est rien) mais aussi des raisons culturelles  qui peuvent le nourrir : attirance pour les sites classiques chargés d’histoire, pour les lieux de loisirs fabriqués comme les parcs d’exposition qui se nourrissent d’une réutilisation des cultures mondiales, mais aussi pour les lieux naturels et pour les nouvelles destinations exotiques.

Ceci permettait conclusion sur les entre le tourisme, l’uniformisation des comportements mondiaux et la réaffirmation concomitante des identités locales.

La comparaison entre ces flux et les autres échanges de la mondialisation permettaient de montrer leurs similitudes avec les trafics commerciaux et financiers et leurs différences avec les flux de matières premières, de drogues et de migrants ou de réfugiés.

Une conclusion sur les différences de direction et de fluidité des échanges dans la mondialisation devenait alors possible.

Corrigé du contrôle de Seconde sur les origines des Grecs

Questions.

/5 Présentez ces deux documents et montrez en quoi ils représentent les deux principales sources historiques disponibles pour connaître les débuts de l’histoire des Grecs et ce qu’ils nous apprennent.

. Les deux principales sources historiques sur les époques anciennes de l’histoire grecque sont l’archéologie et l’analyse des récits mythologiques ou héroïques. L’archéologie renseigne sur les traces matérielles des pouvoirs en place, sur l’existence de ville et sur les formes de l’agriculture. L’analyse des mythes donne des renseignements indirects sur des événements historiques, par exemple sur les rapports entre la Grèce continentale et la Crète avec l’histoire du roi Minos et du Minotaure dévorant des esclaves.

A quelles dates peut on rattacher ces documents ?

. Le palais de Knossos a été détruit vers 1350 avant Jésus Christ, les récits de l’Iliade se rapportent en partie à une guerre qui aurait eu lieu vers -1190, tout en décrivant la société du huitième siècle avant Jésus Christ, époques de l’auteur de l’Iliade sur un vase réalisé à l’époque de Pisistrate.

Quelles sont leurs limites ?

. Ces documents et ce dont nous disposons pour cette époque en général ne donne que des informations fragmentaires qu’il est difficile d’associer les unes aux autres, par exemple à propos de l’histoire de Thésée qui est difficile à relier avec celle d’Athènes et avec la destruction du palais de Knossos.

/5 Utilisez les pour décrire ce que nous savons des périodes d’avant et d’après l’invasion des « peuples de la mer », en particulier en ce qui concerne l’organisation de la société grecque de ces époques.

. Les ruines du palais de Knossos nous renseignent sur une société inspirée par les palais mésopotamiens car on n’y trouve de vastes lieux de stockage de nourriture qui permettent au roi de faire des réserves pour pouvoir les redistribuer en cas d’années de mauvaises récoltes. La société est donc centralisée, alors que celle que décrit le vase est une société de guerriers combatif et impulsif qui peuvent passer facilement du calme d’un jeu de société à des affrontements pour des motifs mineurs ou symboliques. Il s’agit d’une société beaucoup moins centralisée.

/5 Présentez aussi ce que nous savons sur les mêmes époques par d’autres lieux et d’autres documents.

Des tablettes d’argile retrouvée dans le palais de Knossos nous montrent qu’il peut être rattaché à la culture grecque par ses dieux et par le nom de ses dirigeants, soumis à une structure politique centralisée. D’autres sources permettent de combler en partie les vides de notre documentation. L’analyse des couches successives du tell de Troie et de ceux des villes des environs montrent une vague de destructions à la fin du XIIe siècle avant Jésus Christ qui peut être rapprochée de l’histoire de la guerre de Troie. Celle-ci précède de peu d’autres traces archéologiques de destructions similaires et qui ont livré aussi des textes à propos de l’invasion des « peuples de la mer ». La période qui suit ces invasions est cependant mal connue en général.

/5 Question de cours.

Présentez les principaux repères chronologiques à propos du peuple d’Israël.

. Ces repères ne sont pas toujours bien connus car la correspondance précise entre le récit biblique et les traces archéologiques est difficile à réaliser. On conserve des traces d’échanges de population entre l’Égypte et le Moyen-Orient à la fin du deuxième millénaire avant Jésus Christ qui pourraient être rapprochées de l’histoire des Hébreux. Vers -1200 on trouve une augmentation de la population au pays de Canaan, accompagné de maisons parfois en forme de tentes nomades et d’une disparition de la consommation de porc qui est vraisemblablement une conséquence de la religion des hébreux. Un pharaon prétend avoir détruit le peuple d’Israël en -1207. On peut ensuite considérer qu’un royaume de David a été mis en place vers l’an 1000 avant Jésus Christ. Le royaume d’Israël a été détruit en -722 par les Assyriens. Les textes bibliques ont sans doute été mise en forme après cet événement. Le royaume de Juda l’a été en -586 par les Babyloniens et les Israélites ont été exilés en Mésopotamie. Ce sont les Perses qui ont permis aux israélites de revenir en -538.

Mieux gouverner son esprit à l’aide de l’histoire géographie.

Une réflexion à lire ici, pour apprendre mieux penser la construction de son esprit, en trouvant un équilibre entre :
– écoute des idées classiques et originalité,
– vie concrète et espaces des représentations culturelles,
– neutralité et engagement.
Tout en allant au delà de l’histoire géographie pour définir son identité personnelle et sociale.

Consignes pour la présentation d’un débat d’Enseignement moral et civique.

Définition.

L’éducation civique a pour mission d’apprendre à participer aux débats et aux décisions dans ses futurs cadres de vie de famille, de métier et de pays. Elle apprend à témoigner de ses choix de valeurs et à les mettre en rapport avec les questions d’actualité.

Les noms donnés successivement à cette matière permettent d’en préciser le contenu.

  • Il s’agit d’un enseignement moral qui est aussi désigné sous le nom d’éducation civique ; ce qui veut dire qu’il passe par l’acquisition de savoirs précis, mais aussi par un apprentissage des comportements qui permettent de vivre en société. Il se place après l’éducation donnée en famille et prépare à la vie sociale dans son métier et dans son pays. Cela passe par une culture de la sensibilité qui permet de percevoir son identité personnelle.
  • Sa dimension morale implique le développement d’une culture du jugement, capacité de choix raisonné entre des alternatives présentées au cours de débats. Ces choix se faisant en fonction des différentes manières d’évaluer les biens communs en fonction d’une hiérarchie de valeurs.
  • Par sa dimension civique, il apprend à participer à la vie politique de l’espace de souveraineté étatique dont on fait partie et plus généralement à se soucier des questions d’intérêt commun, ce qui fait parti d’une culture de l’engagement dans la cité.
  • La mise en œuvre de ces grandes dimensions suppose des connaissances juridiques sur le contenu des lois et les débats qui entourent la modification, pour aboutir à une culture de la règle du droit.
  • Cet enseignement est aussi une éducation sociale qui passe aussi par un apprentissage des dimensions concrètes de la vie civique dans la diversité des groupes sociaux et des acteurs du débat politique.

 

Méthode.

Le travail en éducation civique passera essentiellement par l’exercice du débat argumenté et préparé.

Groupes.

En seconde : la classe se divise en groupes de deux à quatre personnes pour préparer les différents débats.

En terminale : La classe commence par se diviser en cinq groupes d’études pour préparer les débats exploratoires. Elle peut ensuite s’organiser en groupes plus réduits pour travailler sur les débats d’approfondissement.

Partage du travail de présentation du débat.

Les élèves désignés pour le débat du jour s’organisent entre pour rassembler les éléments d’une présentation d’un quart d’heure à 20 minutes qui sera suivie d’un débat avec les autres membres de la classe.

Chaque élève se charge d’une des parties du travail :

  • Définition du sujet mis en débat.
  • Présentation des médias et des groupes d’opinions politiques qui en parlent le plus.
  • Présentation de la problématique sous forme d’une alternative entre deux polarités : pour ou contre une loi, une pratique sociale, etc. (voir ci-dessous pour des exemples).
  • Deux élèves ou plus présentent chacun un des principaux groupes d’arguments, en donnant ensemble tous les arguments pour puis tous les arguments contre les éléments de l’alternative proposée.
  • Un élève se charge d’être le scribe du débat pour en faire un résumé (qui en préparera les approfondissements pour la classe de terminale).

Les autres élèves de la classe devront prendre des notes pendant la présentation pour pouvoir participer au débat qui aura lieu pendant le reste de l’heure.

 

Notation.

Elle se fait en deux notes sur 20, la première évaluant le travail de préparation de débats et la seconde l’activité de participation orale.

 

Instruments de préparation.

Commencer par réfléchir aux termes du sujet et par voir s’il a été suffisamment développé dans une actualité assez récente.

Combiner plusieurs manières de chercher des renseignements :

  • Utilisation de moteurs de recherche à partir de mots-clés.

En utilisant les Sites d’information, d’opinion et de réflexion

présentées sur le site https://lewebpedagogique.com/histoiregeo/

  • Utilisation de la presse pour elle-même ou pour chercher des mots-clés afin d’approfondir la recherche.
  • À partir de sites spécialisés dans le tri d’information en fonction d’un point de vue engagé ou de sites associatifs et politiques.

Règles de présentation du travail.

Les interventions des différents élèves ayant préparé le débat se font à l’oral et sont accompagnés d’un résumé écrit qui contient : une synthèse de l’intervention orale, une ou plusieurs citations de quelques lignes d’une des interventions publiques à propos du débat de la part d’un témoin, d’un spécialiste, d’un responsable politique ou d’un militant. Les références précises et principaux documents utilisées dans la présentation (barre d’adresse complète pour un site Internet, références précises d’un article et pages d’un livre).

Conseils de méthode : s’exercer et mémoriser

En ligne ici .

Travailler méthodiquement c’est réussir.

 

L’art de développer sa pensée.

 

1 : définir les sujets.

Exercice : La définition.

Méthode : La description et l’extension de texte.

 

  • A : l’art de la définition et le premier moment indispensable du raisonnement historique. Pour bien définir une chose il faut commencer par dire à quelles grandes catégories elle appartient avant de développer ses caractéristiques (Socrate est un homme, donc un animal raisonnable).
  • B :La définition se développe en caractérisant l’essentiel de ce dont il s’agit avant de préciser les accidents et les éléments particuliers. (Napoléon était un chef d’État, de petite taille).
  • C : Un objet historique peut se définir par :
    • sa date (1515), son lieu (Marignan), une action (la bataille), une notion (la victoire), un objet (une couronne de lauriers), un avoir, un pouvoir, etc.
  • D : La définition peut aussi passer par les comparaisons en évaluant les ressemblances ou les différences avec une autre chose.

 

  • Au collège.
    • 1 : Le travail sur les définitions est un élément essentiel de la révision, il peut passer par l’apprentissage d’une définition, la recherche celle-ci dans le cours ou dans le livre et la reformulation de cette définition pour soi-même.
    • 2 : il faut bien vérifier la définition des mots mal connus de la leçon.
    • 3 : La définition des mots du sujet est une étape essentielle de la préparation des réponses à une question.
    • 4 : Le développement des réponses doit souvent rappeler les mots du sujet, en particulier au début de celles-ci.

 

  • Au lycée.
    • A : La connaissance des principales catégories d’Aristote (substance, qualité, quantité, relations, temps, lieux, passion, action, pouvoirs) permet de bien maîtriser l’art de la définition.
    • B : Pendant les révisions, il faut se faire des listes de noms, de dates, d’exemples à utiliser de manière prioritaire ou secondaire lors des contrôles.
    • C : La définition permet d’articuler les idées et les exemples dans les dissertations.
    • D : La définition des mots du sujet est une étape essentielle de la préparation d’une dissertation.
    • E : L’exercice de l’extension de texte permet de s’entraîner à développer des exemples pendant le temps des rédactions des dissertations.

 

2 : construire des phrases.

Exercice : Le récit.

Méthode : L’analyse grammaticale.

 

  • A : Le récit historique s’appuie sur un ensemble de phrases organisées qui lui donnent sa structure et son rythme.
  • B : Il faut veiller à bien organiser ces phrases en fonction des objets étudiés qui donnent le sujet de la phrase ; des verbes qui définissent l’être, l’avoir et l’action ; et des compléments qui définissent les caractéristiques de ce qui précède.
  • C : Les phrases doivent généralement être simples tout en pouvant être nuancées par les propositions subordonnées.

 

  • Au collège.
    • 1 : Il faut savoir reproduire mais aussi reformuler avec ses propres mots le récit des principaux éléments de la leçon.
    • 2 : L’objectif principal sera de savoir rédiger des paragraphes structurés et des phrases cohérentes pour rendre compte des événements étudiés.
  • Au lycée.
    • A : L’écriture est « un sport » qui demande un entraînement régulier suivant l’adage latin « nulla dies sine linea».
    • B : Le travail d’écriture consiste à hiérarchiser les éléments dont il s’agit de parler en choisissant les plus importants comme sujet et ceux qui sont placés en position subordonnée comme apport d’informations et de caractéristiques sur les sujets étudiés.
    • C : L’entraînement à la rédaction peut se réaliser en répondant à des questions posées sur des documents du manuel scolaire.
    • D : Pendant la dissertation, il faut commencer par réaliser un brouillon contenant les éléments à utiliser avant une phase essentielle de hiérarchisation de ces éléments qui permet de préparer la rédaction du devoir.

 

3 : Mener des raisonnements.

Exercice : La dissertation

Méthode : L’utilisation des connecteurs logiques.

  • A : La dissertation est une manière de présenter un raisonnement historique ou géographique. Elle est donc faite pour aboutir à une conclusion qui doit être définie avant le début de la rédaction, en fonction des connaissances et du raisonnement de son auteur.
  • B : Pour parvenir à la conclusion, il faut relier entre elles des phrases et les hiérarchiser en fonction d’un plan logique.
  • C : La dissertation est une mise en application des règles fondamentales de la logique démonstrative qui cherche à prouver une affirmation en présentant des liens entre les faits observables.
  • D : En histoire-géographie, il peut s’agir d’établir :
    • La situation dans son cadre chronologique et géographique d’un fait.
    • Le caractère d’exemple significatif ou d’exception d’un cas particulier.
    • Des relations de causalité, de plus ou moins grande équivalence ou de conséquences entre des faits.
  • E : Il ne faut jamais oublier de signaler le degré de plus ou moins grande certitude de ces mises en relation.
  • F : les types de plans classiques en histoire-géographie peuvent être :
    • thématiques,
    • chronologiques ou
    • géographiques (description, facteurs/causes, typologie/bilan et classement).

 

 

  • Au collège.
    • 1 : les réponses longues sous forme de paragraphe à des questions posées doivent avoir une introduction et une conclusion.
      • L’introduction doit contenir une définition des mots du sujet
      • La conclusion est un résumé de ce qui a été développé.
    • Au lycée.
      • A : La problématique est une manière de présenter comme une hypothèse ce qui sera affirmé comme le résultat d’un raisonnement dans la conclusion.
      • B : L’entraînement au raisonnement historique ou géographique passe par un usage maîtrisé des connecteurs logiques et des transitions entre les idées et les parties.
      • C : Le travail de préparation des raisonnements passe aussi par l’étude des différents plans possibles proposés dans des manuels ou des cours sur un même chapitre du programme.
      • D : Il faut aussi développer une bonne connaissance des types de plans possibles pour choisir celui qui répond le mieux à la logique interne de la question posée. Voir Document Sciences Po pour développer ce point).
      • E : Cet entraînement passe aussi par l’exercice de la contraction de textes longs et détaillés pour le réduire aux éléments essentiels de son raisonnement.
      • F : on peut aussi s’exercer en réalisant des résumés personnels d’un cours, d’un livre ou d’un chapitre sous forme de fiches de révision ou d’un texte synthétique.
    • F : sans oublier que l’art de la dissertation passe par la production d’une œuvre personnelle où il s’agit de défendre une certaine manière de réagencer des connaissances classiques, ce qui suppose une certaine dose de liberté intellectuelle et de créativité.

 

 

 

4 : utiliser son esprit critique.

Exercice : L’étude de documents.

Méthode : les règles de la critique historique.

 

  • A : L’histoire et la géographie sont des sciences qui cherchent à comprendre l’organisation des sociétés humaines à travers les traces laissées par leurs activités. Elles dépendent donc de sources dont il s’agit d’évaluer la valeur de ce qu’elles peuvent apporter à notre connaissance.
  • B : l’étude de l’intérêt et des limites d’un document n’est donc pas une critique systématiquement négative, mais une évaluation de ses apports.
  • C : La critique externe d’un document passe par sa mise en situation dans son contexte avec :
    • Son auteur dont la situation peut informer sur la crédibilité de son discours (un ministre ayant par exemple tendance à surévaluer les aspects positifs de son action), l’influence de son auteur, son caractère pessimiste ou optimiste etc.
    • Sa nature et son genre littéraire (une image satirique, textes juridiques, discours politique).
    • Sa date, reliée à l’expérience des événements qui la précèdent.
    • Son contexte géographique et donc culturel et social.
  • D : La critique interne du document qui analyse la cohérence de celui-ci et sa convergence avec les connaissances déjà existantes.

 

  • Au collège.
    • 1 : L’étude de documents variés permet de prendre connaissance des différents types de sources historiques qui peuvent être utilisées.
    • 2 : Il faut savoir reconnaître l’auteur, la nature, la date et le contexte géographique d’un document.
    • 3 : il faut apprendre à repérer les éléments significatifs des documents en développant l’art de la description et de la définition des objets observés (voir plus haut la partie n°1).
  • Au lycée.
    • A : Pour éviter la paraphrase, l’étude de document doit apporter des informations complémentaires de celles qui sont contenues dans celui-ci.
    • B : Pour éviter de plaquer des connaissances, l’étude d’un document doit citer de manière brève et précise des éléments du document
    • C : L’entraînement à l’étude de documents passe par l’apprentissage du passage du concret à l’abstrait.
      • Un document concernant des exemples précis doit être relié aux principales notions du cours.
      • Un document de nature théorique et synthétique doit être relié à d’autres exemples venus du cours.
    • D : Les documents des manuels scolaires peuvent être utilisés pour s’entraîner au passage des idées aux exemples.
    • E : Une bonne étude de documents doit pouvoir :
      • Expliciter le contenu des documents.
      • Compléter ce qu’ils ne disent pas.
      • Souligner les faits importants qu’ils révèlent.
      • Montrer s’ils révèlent des cas particuliers ou des situations fréquentes.
      • Évaluer l’ampleur et les limites de leurs apports.

 

5 : Classer ses connaissances.

Exercice : Constitution de dossiers documentaires

Méthode : Définition et mise en relation de thèmes.

 

  • A : Le contexte du développement des systèmes numériques et d’Internet rend accessible un très grand nombre d’informations dont il faut savoir sélectionner les plus significatives.
  • B : Face à ce foisonnement, il faut se constituer à soi-même sa propre culture en définissant des références essentielles et en rassemblant autour d’elle des articles ou des fiches de lecture qui permettent de les renforcer et de les nuancer.
  • C : La personne contemporaine doit donc se constituer des bases de données pour pouvoir exercer une maîtrise et un discernement conscient de ses propres connaissances.
  • D : L’acquisition d’une culture personnelle ne peut se faire sans lien avec la maîtrise des références classiques d’une culture commune éprouvée par les âges et manifester par l’importance accordée à certaines références essentielles.
  • E : l’archivage de références ne peut se faire sans la connaissance des principaux thèmes de classement des connaissances en usage en histoire et en géographie :
    • géographie physique, à propos des réalités naturelles dont les sociétés humaines doivent tenir compte.
    • Géographie humaine introduisant dans l’espace l’étude de ces sociétés.
    • Question économique de la répartition et de la circulation des valeurs monétaires et des productions de richesses.
    • Questions politique à propos des processus et des formes de prise de décision.
    • Questions culturelles qui concernent les valeurs,les particularités et les préférences des personnes et des peuples, y compris dans le domaine religieux.
  • F : une certaine part de liberté est nécessaire dans la constitution de ses propres archives, en partant de l’idée qu’il faut commencer à approfondir tout spécialement les matières et les domaines d’études qui intéressent le plus et dans lesquels on peut connaître les meilleurs résultats.

 

  • Au collège.
    • 1 : Quelques lectures extérieures au programme peuvent être indiquées, en particulier le site Internet herodote.net et l’histoire de France par Jean Christian Petitfils.

 

  • Au lycée.
    • A : Il faut savoir se constituer une arborescence de dossiers et de fichiers classés par thèmes.
    • B : La commande Ctrl S ne doit pas être ignorée et permet d’enregistrer des articles ou documents utiles pour approfondir un domaine.
    • C : La liste de sites favoris de son moteur de recherche personnel doit pouvoir être utilisée comme source d’information.
    • D : Le paramétrage de certains de ses comptes de réseaux sociaux comme moyen de recueil d’informations doit être maîtrisé, en particulier pour Twitter et Facebook.
    • E : Les révisions en vue de dissertations ou de commentaires de documents doivent préparer l’intégration d’exemples tirés de ses bases de données personnelles sous forme de cas particuliers en soutien d’idées générales.

 

6 : Approfondir ses lectures.

Exercice : Exposé, recherche documentaire, EPI, TPE etc.

Méthode : Recherche personnelle d’informations, veille informationnelle.

 

  • A : le développement intellectuel passe en partie par une appropriation personnelle des connaissances qui suppose d’aller chercher soi-même.
  • B : il faut pour cela savoir mener des recherches bibliographiques et bien utiliséer les bibliothèques et CDI.
  • C : la lecture, même rapide, de magazines spécialisés permet de se tenir au courant de l’actualité éditoriale sur les sujets qu’on a décidé d’approfondir.
  • D : il est possible aussi d’approfondir ses recherches par la lecture de quelques articles de revues scientifiques accessibles sur des portails Internet tels que Cairn ou Persée.
  • E : l’utilisation d’Internet ne peut se contenter de recherches superficielles, elle doit passer par l’utilisation de plusieurs chemins d’accès aux informations utiles :
    • La recherche Google classique, en veillant à bien varier les mots-clés utilisés.
    • L’utilisation des réseaux sociaux comme source d’information.
    • La consultation de sites spécialisés sur un domaine particulier.
  • F : Il faut savoir passer le relais d’une méthode à une autre, en particulier en utilisant des articles de presse à grande diffusion comme moyen d’enrichir la liste des mots-clés utilisables pour de nouvelles recherches avec des noms de personnes, d’associations ou du vocabulaire spécialisé.
  • G : tout ceci en sachant ne pas oublier d’appliquer une critique externe et interne très stricte de la valeur des sources d’information utilisées lors de ces recherches.

 

  • Au collège :
    • Il est possible de demander la réalisation d’un exposé ou d’une brève recherche sur un nom de personne ou une date, en demandant aux élèves de préciser la source qu’ils ont utilisée pour obtenir des informations.

 

  • Au lycée :
    • Il faut s’entraîner à la réalisation de résumés rapides d’articles et de fiches de lecture détaillées de livres importants.
    • Ces résumés peuvent aussi concerner une traduction écrite des éléments à retenir d’une émission de radio ou d’une vidéo d’un documentaire ou d’un débat.
    • Le principe de l’antisèche (voir ci-dessous) doit être appliqué à la réalisation de fiches de révision et de listes d’éléments que sa propre mémoire personnelle retient mal et qu’il faut apprendre par cœur.
    • La préparation des dissertations doit permettre de préparer l’utilisation de quelques-uns des exemples les plus significatifs trouvés lors de ces recherches.

 

L’art de développer sa mémoire.

 

Les bases de l’apprentissage.

  • La mémoire se divise entre les souvenirs immédiats et rapidement oubliés et des éléments inscrits de manière bien plus durable dans une mémorisation de longue durée. Le travail d’apprentissage doit donc développer les différents moyens de faire passer les informations de la mémoire vive à la mémoire longue :
    • Masquage: la révision doit alors se faire en sollicitant la mémoire vive par une relecture des cours et des notes, avant de se restituer à soi-même ce que la mémoire immédiate a retenu, sans avoir sous les yeux les textes de ce qu’il faut retenir.
    • Reformulation : il faut pouvoir redire avec ses propres mots ce qui a été compris de la leçon, comme si on ne devait l’expliquer à son chat (prévoir l’achat de cet animal de compagnie si on n’en dispose pas encore).
    • Vérification : ces étapes réalisées, il faut comparer ce qui a été retenu pendant la révision et ce qui était noté au préalable. Les éléments qui n’ont pas été retenus doivent constituer la base principale des fiches de révision.
    • « Antisèche »: les fiches de révision ne sont pas faites pour recopier l’ensemble des choses à retenir, mais seulement ce que sa propre mémoire conserve mal, sous une forme synthétique ; et bien évidemment sans l’utiliser pendant les contrôles.
  • La mémoire efface progressivement un certain nombre d’informations pour que le cerveau ne soit pas saturé ; il est donc nécessaire de réactiver régulièrement ses souvenirs pour que les apprentissages soient durables.
    • Relecture : les leçons doivent être revues de préférence le soir même.
    • Reconstitution : il est aussi vivement recommandé de pratiquer l’exercice de la reconstitution mentale de ce qui a été entendu en s’opposant par exemple la question : « Qu’ai-je retenu du cours d’histoire-géographie de cet après-midi ? ».
      • Cet exercice permet généralement de faire émerger spontanément un petit nombre d’idées ou d’exemples.
      • Cette première étape doit donc être suivie d’une réflexion sur ce qui a été retenu en lien avec ces premiers éléments, comme si on tirait les fils d’une de laine.
      • Cette reconstitution doit donner lieu à la prise de notes qui seront à comparer avec les éléments de la leçon que la mémoire n’aura pas retenu spontanément.
    • L’expérience de cet exercice montre que certains retiennent principalement les détails et les exemples quand d’autres se souviennent surtout les grandes lignes de raisonnement. La révision doit alors consister dans l’apprentissage de ce qui n’a pas été retenu spontanément.
    • Révision : elle doit se placer aussi :
      • Juste avant le cours suivant.
      • Avant les contrôles.
      • Sans oublier quelques réactivations intermédiaires en vue des périodes d’examens.
    • Le travail de la mémoire demande aussi l’existence d’un cadre favorable à une bonne concentration :
      • Disposer d’un lieu qui ne soit pas soumis à la tentation des distractions : téléphone portable, télévision et Internet.
      • Savoir gérer son emploi du temps en dehors des heures de cours par une sage répartition des temps de loisirs, de relations sociales, de prières et de contemplation par rapport au temps consacré au travail scolaire et intellectuel.

 

Les diverses formes d’apprentissage et de révision.

  • L’expérience et les développements récents de la recherche montrent qu’il est possible d’utiliser plusieurs chemins et plusieurs méthodes pour apprendre. La constitution particulière de l’esprit de chaque personne lui rendra plus facile l’utilisation de l’une ou l’autre de ces méthodes. Ceci ne se résumant pas à la distinction actuelle entre « visuels » et « auditifs ».
    • Le geste : l’exercice de la main qui prend des notes sur un cahier est un des moyens les plus puissants de faire passer une idée dans la mémoire longue :
      • Pendant le cours pour reformuler ce qui a été dit,
      • Lors des révisions pour intégrer ce qu’on veut retenir.
    • L’image : Faire de l’histoire, d’une certaine manière c’est « se faire un film » qui associe un ensemble d’images aux idées et aux exemples étudiés. Cela peut se faire à partir de plusieurs éléments :
      • Travail sur les images des manuels scolaires. En s’entraînant à réaliser des descriptions les plus précises possibles (à partir des catégories de la définition vues ci-dessus) avant de souligner les aspects les plus importants.
      • Recherche d’images complémentaires à associer au cours.
      • Réalisation de schémas de révision, sur le modèle de ceux que proposent la plupart des manuels scolaires et qui relient visuellement des éléments de notions à des exemples par des cadres et des flèches.
      • Certaines personnes utilisent la technique des « cartes mentales », qui est parfaite pour réaliser une division des différents aspects de la définition d’un sujet mais qui doit se transformer en schéma d’interrelations pour être pleinement utilisable dans la préparation de dissertations.
      • Le brouillon des dissertations peut être repris en soulignant ou surlignant les points essentiels.
    • Le son : Les personnes disposant d’une bonne mémoire auditive seront facilement capables de retenir des citations précises de certains textes.
      • Elles pourront se constituer un discours intérieur qui reformulera les éléments essentiels du cours avec des mots personnels.
      • Le travail sur le résumé de documentaire ou de vidéo pourra être un support utile de révision en associant des idées à une certaine manière de les prononcer.
    • Le cœur : La mémoire n’est pas séparée d’une dimension affective qui peut faire éprouver des sentiments positifs ou négatifs en rapport avec ce qui est étudié. Les études historiques et géographiques cherchent le plus possible à distinguer radicalement les ordres de la description et de l’analyse du domaine des préférences et des sentiments, cependant celui-ci existe et peut colorer la mémoire d’une manière qui peut l’aider à fonctionner.
      • Le fait de son souvenir de son jugement personnel sur tel ou tel personnage ou événement peut être un moyen de le retenir tout en conservant en soi-même l’expression de ce sentiment.
    • La finalité : la mémoire historique et l’exploration géographique donne lieu à l’existence de matières scolaires, mais leur utilité ne se limite pas à cela. La pratique des exercices scolaires de l’histoire-géographie peut ainsi satisfaire des besoins et des aspirations plus larges que leur simple objet. Le fait d’avoir conscience de leur existence peut faciliter le travail d’apprentissage et de révision. L’histoire, inutile exploration de la poussière des événements passés peut devenir :
      • Un exercice d’imagination et de rêve qui fait rentrer dans d’autres mondes passés ou étrangers, pour le plaisir du dépaysement ; ce qui peut nourrir des capacités d’évocation et d’expression littéraire.
      • Le film d’un enchaînement d’actions et de réactions qui peut faire découvrir le jeu des passions humaines et comprendre le fonctionnement du pouvoir et le management des organisations.
      • L’étude des principes et des lois des hommes du passé ainsi que de leur décision politiques ou judiciaires peuvent aider à réfléchir sur les actes et décisions qui concernent le bien commun des sociétés actuelles.
      • L’exercice historique ou géographique conduit aussi nécessairement à la découverte du caractère particulier et étrange d’hommes qui nous sont éloignés dans le temps et dans l’espace ou par leurs opinions et leurs valeurs. Cette prise de conscience de l’altérité étend un élément indispensable de l’apprentissage des relations humaines.
    • D’un point de vue plus pragmatique, les exercices d’expression demandés en histoire-géographie, qu’il s’agisse de synthèse d’informations ou de leur restitution organisée sont un entraînement indispensable à l’apprentissage de la maîtrise de la parole et de l’écrit qui est demandé dans tous les métiers.

 

Un jugement sur le Procès de Nuremberg : Il a remis en valeur la responsabilité morale personnelle.

Texte du dissident Russe Vladimir Boukovski, écrit dans Un jugement à Moscou , en réfléchissant à la chute des régimes totalitaires nazi et communiste et à la manière dont ils ont été jugés moralement et politiquement :

“Trouvant en elle-même assez de courage pour tenir tête au mal, l’humanité puisa aussi en elle-même assez d’honnêteté pour regarder au fond de son coeur et condamner toutes les manifestations d’esprit collaborationniste [vis à vis du nazisme], pour douloureuse que fût l’opération. C’était plus facile pour des vainqueurs, qui avaient de quoi se vanter et qui avaient moralement le droit de juger ceux qui avaient capitulé.
Le procès de Nuremberg n’est pas irréprochable, il prête à critique, mais il a accompli une oeuvre grandiose : il a restauré des normes morales absolues de conduite humaine ; il a rappelé à un monde désorienté le principe fondamental de notre civilisation chrétienne – la liberté de choix, qui entraîne la responsabilité personnelle devant ce choix. En une époque de folie généralisée et de terreur de masse, il a confirmé cette vérité simple, connue depuis les temps bibliques et égarée dans le magma sanglant du XXe siècle : ni l’opinion de la majorité autour de nous, ni les ordres des chefs, ni la menace de mort ne sauraient nous dégager de cette responsabilité (morale personnelle).
Ce qui se produit aujourd’hui est exactement le contraire de Nuremberg. Le monde d’aujourd’hui n’a pas lieu de se vanter. Il n’a pas trouvé en lui-même assez de courage pour tenir tête au mal [communiste] ni assez d’honnêteté pour se l’avouer.

Géographie, La France en Ville, démission d’un maire de banlieue

Le Monde.fr
mardi 27 mars 2018 – 1767 words
Article à compléter avec celui ci.

Le maire de Sevran démissionne pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue
Stéphane Gatignon a annoncé sa démission à son conseil municipal mardi soir. Il explique au « Monde » les raisons de son choix. Ariane Chemin, Louise Couvelaire
Maire de Sevran, ville de 50 000 habitants qui compte parmi les plus pauvres de Seine-Saint-Denis, Stéphane Gatignon a été successivement communiste refondateur, écologiste et enfin soutien d’Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017. Ce fin connaisseur des banlieues françaises a annoncé à son conseil municipal, mardi 27 mars, qu’il abandonne son fauteuil de maire, détenu depuis mars 2001. Il explique au Monde les raisons de son départ.

Pourquoi renoncez-vous à votre mandat de maire de Sevran avant son terme ?
J’ai été élu à 31 ans, cela fait donc dix-sept ans que j’exerce cette fonction. Dix-sept ans durant lesquels on s’est battus comme des fous pour transformer Sevran, attirer de grands projets, comme l’arrivée du métro, faire exister la ville en dehors de la rubrique faits divers. Mon but a toujours été de péter le ghetto, mais je crois que, malgré les déclarations qui vont dans ce sens, les gouvernements successifs ne partagent pas cet objectif. On continue à faire de la banlieue un monde parallèle, structuré comme une société précaire qui ne s’en sort que grâce aux solidarités, à la débrouille, à la démerde.

Je pense aujourd’hui que cette situation arrange tout le monde. Alors, à un moment, on fatigue, on perd le jus…
Vous n’y croyez plus ?
En novembre 2012, j’ai mené une grève de la faim pour obtenir le remboursement des sommes dues par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, l’ANRU, et de meilleures dotations pour les villes pauvres et notamment pour Sevran. Cette action extrême montrait qu’à ce moment-là j’y croyais encore. …

Aujourd’hui, les villes de banlieue sont tenues à la gorge et on nous traite comme si nous étions aussi riches que Puteaux. La loi de finances 2018 nous impose de ne pas augmenter nos budgets de fonctionnement de plus de 1,2 % : si le gouvernement ne revient pas sur cette mesure, on est morts !

Sevran bénéficie pourtant des investissements liés au Grand Paris ?
Je me bats avec mon équipe pour sortir la ville de cette fatalité de cité-dortoir à laquelle l’Etat semble vouloir l’assigner et monter des projets. Mais que de blocages et de situations sur lesquelles tout le monde ferme les yeux ! Pour les grands chantiers comme le métro, par exemple, nous n’avons pas assez de travailleurs formés : 30 000 sur les 70 000 nécessaires. Nous allons donc faire appel aux travailleurs détachés de toute l’Europe. Ce n’est pas fini. Sur les chantiers de BTP, 30 à 40 % des salariés ne seront pas déclarés. Comme il n’y a plus d’inspecteurs du travail, personne ne contrôle, et tout le monde s’en frotte les mains. Les gens ont besoin de vrais métiers, pas de petits boulots précaires. La banlieue, c’est le laboratoire de la France : il faut la réguler autrement que par le travail au noir.

Depuis 2011 – année où vous aviez demandé l’intervention de « casques bleus » dans votre ville – la situation s’est-elle améliorée ?
Quand je suis arrivé en 2001, j’avais 113 effectifs de police. Aujourd’hui, j’en ai 80, et une seule voiture de la BAC après 23 heures pour Aulnay et Sevran, deux plaques tournantes de la drogue. …
Depuis votre premier mandat de maire en 2001, vous assistez comme partout à un retour du religieux…
Les banlieues sont victimes – et actrices – d’une véritable poussée libérale. Pas parce qu’elles le veulent, mais parce qu’on les a abandonnées. Du coup, les solidarités sur lesquelles les habitants s’appuient pour s’en sortir se communautarisent de plus en plus. Résultat ? Les quartiers se replient chaque jour davantage sur leur communauté ethnique ou locale et donc sur la religion. Aujourd’hui, dans ma ville, tous les lieux de culte sont pleins : les mosquées, mais aussi les églises, et pas seulement évangéliques, les lieux de culte hindouistes, bouddhistes, mais aussi les sectes… Ce n’était pas le cas il y a dix-sept ans. Le religieux redonne un sens face à l’absence de règles et à la précarité, et s’accompagne pour certains d’un fort conservatisme, sur la place des femmes, le rôle de la famille. Je note cependant que nous avons un peu moins de femmes voilées, comme si une sorte d’étiage était atteint.
En septembre 2016, vous avez été pris à partie dans un documentaire de Bernard de La Villardière, sur M6, au sujet d’une mosquée. Que s’est-il passé ?
Je résume. Une salle de prière ouvre dans un quartier. Très vite, des fidèles de la mosquée viennent m’indiquer qu’elle est tenue par des radicaux qui traitent d’apostats les musulmans en discussion avec la mairie. Je découvre que le propriétaire de cette salle aurait été proche du GIA algérien, que le converti qui tient la salle a ouvert un kebab d’où 5, 6 ou 7 jeunes seraient partis vers la Syrie – il y a eu entre 14 et 15 départs pour le djihad à Sevran. La préfecture et la police sont prévenues. Pourtant, après le reportage de Bernard de La Villardière, le directeur du cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis a osé dire que la question n’avait jamais été évoquée avec moi.


Une cinquantaine d’élus et de responsables associatifs ont été reçus par Jacques Mézard le 15 mars dans le cadre de la mission confiée à Jean-Louis Borloo, qui doit remettre ses propositions pour les banlieues au président de la République dans quinze jours. Vous avez semblé déçu…
C’est le moins que l’on puisse dire ! Les bras m’en sont tombés. Cette réunion avait pour but de présenter nos travaux et nos propositions dans les domaines de l’emploi, de l’insertion, de l’éducation, de la culture et du sport – je souligne que les thèmes de la sécurité, de la police ou encore des trafics ont été exclus des discussions par le ministère. M. Mézard est arrivé avec plus d’une heure de retard, sans s’excuser, et n’a pas dit un mot;…

Il faut que son gouvernement comprenne que la banlieue, sa jeunesse, son cosmopolitisme, son ancrage dans les technologies, son libéralisme, c’est ça le nouveau monde.
Or les signes ne sont pas encourageants : coupes dans le budget de la politique de la ville en 2017, gel des emplois aidés, décisions défavorables au financement de l’ANRU …

Allez-vous arrêter la politique ?
Comment pourrais-je ? Je suis tombé dedans quand j’avais 15 ans. Je reste conseiller municipal de Sevran, conseiller territorial, conseiller métropolitain, pour être certain que les projets que j’ai portés aboutissent. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de place en politique pour des militants comme moi. Je pense que j’ai une bonne expérience, mais ils n’en veulent pas. On verra plus tard…
Ariane Chemin, Louise Couvelaire

Images en lutte. Culture visuelle d’extrême gauche après mai 68

Quelques images de l’expositions. Images en lutte, sur la culture visuelle de l’extrême gauche pendant et après mai 68.
Images.
Et commentaire.
Images en lutte.

C’est une exposition, et un lieu de transmission.
Il fait mémoire d’une envie d’action, d’un refus de l’insupportable, d’un désir de pavés.

On y trouve la mégalomanie et les fautes d’orthographe de la jeunesse.
On y trouve aussi l’expression d’une révolte symbolique et sa traduction visuelle.
Saisissant l’art comme un besoin vital de tous, les soixantehuitards ont créé un atelier de production graphique d’affiches qui a participé à l’autodestruction de l’antique système de l’école des Beaux-Arts.
On y trouve les affiches bien connues, leurs brouillons et leur continuations. L’expression d’une contestation absolue s’est en effet accompagné d’une auto-destruction de l’image comme vecteur d’une pensée. Elle est passée par quelques tentatives de réalisme socialiste utilisant des photographies mises en scène comme moyen d’exprimer les souffrances ouvrières où la fierté du Vietnam. Elle a abouti cependant à une rapide exténuation de l’image. Les nostalgiques des divertissements légers d’avant mai 68 se détournant de l’art abstrait et conceptuel, celui-ci se réduisant rapidement à une impasse subventionnée.
Si tout finit en chanson, tout peux commencer avec des intellectuels, Lacan Foucault et Althusser comme garantie de ne pas mourir idiot et l’hétérodoxie comme perspective. L’effort de subversion des images a été un apprentissage de ses mécanismes économiques, au point de voir des gauchistes se préoccuper de leurs droits d’auteur.
Images produites par des étudiants qui rêvent de rejoindre les ouvriers et les immigrés vu comme des figures idéales du prolétariat et de la Révolution, les affiches présenter dans cette exposition soutiennent ardemment des grèves et des mobilisations. Elles le font en portant parfois la trace de revendications d’autogestion et d’une plus grande souveraineté de l’individu sur sa vie. On y trouve aussi les racines une révolte contre la contrainte sociale assumée par le Syndicat de la magistrature.
Le corps libre se revendique sans normes par principe et contre la famille par application. La condition féminine étant le nœud de cette révolte contre la famille rigide et triomphante des années 50.
L’image internationale sélectionnée dans cette exposition retrouve la géographie des luttes de l’époque. Elle place à l’arrière-plan le travail inchangé des paysans vietnamiens et dans son viseur le regard d’un insurgé chilien. Elle encense Mao, reprend sa propagande publications françaises avant de laisser place à critique de Simon Leys. Une affiche illustre la contradiction interne d’une révolte née de l’individu et portant l’exaltation d’un totalitarisme. L’association visuelle de la frontière et des rayures, de la limite et du danger annonce les perspectives plus contemporaines une mondialisation sans frontières.

 

Conseils pour une étude de documents d’histoire.

Le but premier de l’analyse d’un document consiste à y apporter des informations complémentaires pour l’expliquer rendant plus accessible son contenu ou en complétant les renseignements qu’il apporte.

L’opération de commentaire d’un document peut contenir quatre actions principales :
– Description du document.
– Apport d’informations complémentaires.
– Mise en lien avec le contexte.
– Critique interne et externe du document.

– Description du document.
La description consiste à extraire des informations contenues dans le document. Il peut s’agir de le résumer (par une contraction de texte), de nommer les éléments qu’il contient avec des termes plus scientifiques et plus généraux, ou de décrire les différents éléments visibles sur celui-ci quand il s’agit d’une image.
La description met en jeu les différentes catégories définies par Aristote et l’art de la définition.

– Apport d’informations complémentaires.
Il s’agit généralement d’apporter des informations abstraites aux documents descriptifs et concrets (lettre, témoignage, article de journal). Il peut aussi s’agir de donner des exemples ce à quoi peut correspondre une idée exprimée dans un texte abstrait (discours politique, analyse d’historiens, texte de penseur). Dans ce cas on procède à une sorte d’extension de certains passages du texte en lui apportant des exemples qu’il ne contient pas.

– Mise en lien avec le contexte.
Les documents historiques ne peuvent être séparés du temps et du lieu dans lequel ils ont été produits. Leur commentaire doit donc les situer dans leur époque. Il faut le faire pour les événements immédiatement contemporains, mais aussi pour les causes un peu plus lointaines de ce qu’ils évoquent. Le contexte peut aussi être géographique et social. Il dépend aussi du genre littéraire ou au type de document dont il s’agit.

– Critique interne et externe du document.
La science historique cherche aussi à déterminer le degré de confiance qu’elle peut accorder à un document en comparant son contenu aux connaissances déjà dégagées par les historiens. Cette critique ne consiste pas à déconsidérer par principe le contenu du document mais en définir les limites et la portée.
Il peut s’agir d’une critique interne fondée sur le genre littéraire du document. Elle distingue alors les documents subjectifs (discours politique, individuel, mémoires d’un personnages public); ou bien de documents plus descriptifs (analyses sociologiques, statistiques, travaux d’historiens).
L’analyse critique doit aussi se demander si le document se distingue des situations habituellement connues dans son contexte ou s’il confirme ce que les historiens disent de son époque.

Organisation du travail de commentaire de document.
La préparation de cet exercice doit commencer par la présentation du document : Nature, auteur, date, contexte, limites et portée.
Elle doit continuer par une analyse approfondie et une mise en relation du contenu du document avec les connaissances historiques vues en cours et dans des lectures complémentaires.

Organisation de la réponse aux questions posées sur le document.
Celle-ci doit s’inspirer du titre et de la consigne qui accompagne le ou les documents présentés aux élèves.
L’étude de document commence par une introduction qui reprend la présentation du document tout en insistant sur les éléments les plus significatifs pour introduire les principaux thèmes de l’analyse qui va être menée.
L’annonce du plan doit être très rapide, celui-ci est déterminé par le contenu du document et indiqué assez précisément par les éléments de la consigne. Les trois parties ne sont donc pas obligatoires mais il faut distinguer des parties pour structurer la réponse.
Les citations d’un document textuel et les éléments de description précise d’une image sont absolument nécessaires. Il doit s’agir d’éléments courts et précis. Il ne faut pas faire de coupures dans un passage de texte cité (sous la forme […]).
La conclusion doit être suffisamment précise pour parvenir à résumer des principaux apports d’information obtenus au cours de l’analyse.