Eléments de correction du DS des terminales S

Histoire.

Il s’agissait d’analyser deux documents qui montrent les rythmes différents de l’histoire.

Les développements à propos du film le chagrin et la pitié demandait que soit définie l’attitude  résistentialiste de l’époque précédente, avec des exemples pour expliquer les passages du texte qui y font référence.

Il fallait préciser que ce documentaire a eu un très grand écho parce qu’il était en phase avec une évolution de l’opinion publique déjà préparée à « l’avènement du témoin » en donnant des exemples de celui ci. Il fallait ensuite le présenter comme parallèle aux travaux historiques manifestés par le tournant « paxtonnien » des mêmes années. C’est ensuite seulement qu’il fallait analyser les réticences exprimées par Pierre Laborie, à partir de ses travaux sur le « contrôle postal » et l’état de l’opinion pendant la seconde guerre mondiale.

L’analyse du texte d’Henry Rousso demandait de préciser en quoi consistaient les procès et les commémorations manifestant une demande sociale de mémoire de la seconde guerre mondiale. Cela permettait de montrer la diffusion dans l’opinion de travaux historiques et d’ouvrir sur la période suivante, avec par exemple le discours de Jacques Chirac en 1995.

Le refus d’Henry Rousso de témoigner de procès des années 1980 1990 était à présenter comme le début d’une relative distinction entre les travaux historiques et la mémoire collective qu’il fallait présenter ensuite en citant rapidement la pétition pour la liberté de l’histoire et les travaux récents sur la seconde guerre mondiale.

 

Géographie.

Dimension cartographique de l’analyse son été assez peu vue.

Il fallait montrer non seulement une circulation reliant préférentiellement les espaces de la triade, mais aussi la survalorisation de l’Europe et l’existence de flux reliant les principaux centres de richesse mondiale et chacune de leurs périphéries.

L’explication de ces flux devait contenir une analyse de leurs causes techniques (développement du trafic est rien) mais aussi des raisons culturelles  qui peuvent le nourrir : attirance pour les sites classiques chargés d’histoire, pour les lieux de loisirs fabriqués comme les parcs d’exposition qui se nourrissent d’une réutilisation des cultures mondiales, mais aussi pour les lieux naturels et pour les nouvelles destinations exotiques.

Ceci permettait conclusion sur les entre le tourisme, l’uniformisation des comportements mondiaux et la réaffirmation concomitante des identités locales.

La comparaison entre ces flux et les autres échanges de la mondialisation permettaient de montrer leurs similitudes avec les trafics commerciaux et financiers et leurs différences avec les flux de matières premières, de drogues et de migrants ou de réfugiés.

Une conclusion sur les différences de direction et de fluidité des échanges dans la mondialisation devenait alors possible.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *