“Tous les manuels de 6e et 5e utilisent la théorie du genre” interview de Vincent Badré dans L’opinion

article-lopinionA lire ici. (Achat)
Extraits :
Les programmes scolaires du collège ont-ils vraiment introduit la « théorie du genre » ?
Ils affirment au départ qu’il faut lutter contre les discriminations. Les programmes d’éducation civique insistent par exemple sur celles qui alimentent les inégalités entre les hommes et les femmes. Pour cela, il faut se battre contre le sexisme. Déjà, cela exclut toutes les autres causes qui peuvent défavoriser les femmes, par exemple dans le cadre professionnel.
Ensuite, se battre contre le sexisme implique d’analyser les stéréotypes sexuels [cycle 3]. Ce qui est sous-entendu dans les programmes, c’est qu’il y a de bonnes et de mauvaises représentations. Il ne s’agit pas en effet seulement d’éviter les orientations imparfaites en montrant aux filles qu’elles peuvent faire des métiers qui semblent réservés aux garçons. Les images de « Julien, sage-femme » et de « Maud, grutière » (Nathan 5e, 1 p. 321 ; Nathan 5e, 2 p. 321) sont par exemple placées peu avant une affiche en anglais expliquant « stereotype this, discrimination stunts potential » (Nathan 5e, p. 331). genre-pape-egalite-nathan-5e-p-320-321-331On y voit une petite fille qui arrache sa robe de princesse et dévoile en dessous une tenue de superman. Voilà une référence directe à cette « théorie du genre »
qui suscite des inquiétudes et les polémiques.

Rousseau disait : « Il faut que l’enfant ne voie que la patrie, et il deviendra patriote ». Aujourd’hui, on dit : « Il faut que l’enfant ait compris les stéréotypes de genre pour être libre ». Le problème c’est que cela peut blesser la conscience de certains enfants qui comprennent bien le sens implicite de ce qui est contenu dans ces manuels.

Les professeurs suivent-ils à la lettre ce qu’il y a dans les programmes ?
Tous les professeurs ne font pas d’éducation civique. D’abord parce que c’est une matière difficile et délicate. Ensuite parce que l’Education nationale ne demande pas de parler au cœur des élèves, mais à leur intelligence. Les écrits des manuels sont ce qu’ils sont, mais pour qu’ils se transforment en cours, il faut des enseignants disposés à porter ces thématiques.
[et ils sont peu nombreux].

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